Lorsqu’on met en opposition le dessin physique (papier & crayon) et le dessin sur ordinateur, on remarque qu’ils se ressemblent beaucoup. L’ordinateur n’est là que pour simuler le papier/crayon et pour ajouter quelques outils. Le principe reste le même.

Le design génératif se positionne exactement à l’opposé de cette philosphie : plutôt que de demander à la machine de reproduire des outils physique, on se tourne complètement du coté informatique de l’ordinateur. Plus de pinceau, plus de crayon, notre seul outil c’est le code. L’idée est simple : dessiner par la programmation.

D’un coté on utilise la puissance de calcul de l’ordinateur pour, en quelques heures, créer des visuels et des animations qui de manière traditionnelle prendraient des années à concevoir. Mais de l’autre, il faut pouvoir rationaliser l’idée qu’on a pour en faire un programme informatique.

Le design génératif repose sur deux éléments fondamentaux :

  • L’itération

    C’est l’idée de reproduire encore et encore la même opération. Avec le design génératif, on se contente de décrire une seule fois l’opération à la machine, et elle s’occupe de répéter la tâche. On utilise ce principe pour créer des animations en temps réel.

  • La répétition

    Plutôt que d’animer un seul élément, on demande à la machine d’en animer un nombre phénoménal. La machine va donc répéter l’opération à chaque instant pour tous les éléments à animer. On utilise ce principe pour simuler des liquides.

Voilà ce qu’il se passe quand on combine ces deux principes :

Ici votre ordinateur calcule les coordonnées de 2000 éléments et ce 30 fois à chaque seconde. En tout, ça représente au minimum 2 millions de calculs à la seconde. Pourtant l’algorithme à l’origine de cette animation est très simple :

    • Des éléments se déplacent sur un plan sans bords.
    • Il suivent des courants.
    • A certains instants (au hasard) ils se dispersent.

Avec le design génératif, on met au service de l’esthétique la puissance complète de la machine.